Les marques que l’on retient tiennent presque toujours sur une phrase. Pas un slogan — une idée, celle qui décide de ce que l’entreprise fait et, surtout, de ce qu’elle ne fait pas.
L’idée avant le récit
L’erreur la plus fréquente consiste à travailler la narration avant d’avoir tranché la position. On produit alors un discours qui sonne juste et ne tient pas : chaque nouvelle prise de parole doit être réinventée, parce qu’aucune ne découle d’un socle commun.
Une contrainte, pas un slogan
Une idée forte se reconnaît à ce qu’elle coûte. Si elle n’exclut rien, si tous vos concurrents pourraient la signer, elle ne vous distingue pas. La bonne formulation est celle qui rend certains projets évidemment hors sujet.
« Une position qui n’élimine aucune option n’est pas une position, c’est un décor. »
Ce qui change ensuite
Une fois l’idée posée, les décisions cessent d’être des débats. Le choix d’un canal, d’un ton, d’un partenariat se règle en la confrontant à cette phrase. C’est là que se gagne la cohérence — pas dans la charte graphique.

